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Le sculp­teur

Couverture de la BD « Le sculpteur »

Couver­ture de la BD « Le sculp­teur »

Scott McCloud est un auteur de bande dessi­née qui m’est cher. Pas pour ses BDs, non, mais pour son essai sur la BD, L’art invi­sible où il explique l’objet analysé grâce à celui-ci. C’est une BD sur la BD. Jamais pédant, l’au­teur se met en scène pour nous entraî­ner derrière les case, pour nous apprendre pourquoi nous aimons autant la BD, ce qui en fait un médium si parti­cu­lier.

Bref, quand j’ai vu qu’un nouvel ouvrage de Scott McCloud était sorti, j’ai hésité. Parce qu’il restait pour moi celui qui m’a fait comprendre l’in­fi­nie richesse qui se cache derrière les coups de crayons. Voir ce qu’il en faisait n’al­lait-il pas me déce­voir ? Comment sortir quelque chose d’aussi brillant que l’art invi­sible ?

J’ai eu l’oc­ca­sion de lire quelques pages du sculp­teur chez une personne qui m’a héber­gée à Bruxelles.

Quelques pages ont suffit à conqué­rir mon cœur.

Le dessin est à mille lieues de l’art invi­sible et m’a fait terri­ble­ment penser au trait d’un autre auteur améri­cain, Craig Thomp­son, qui m’a vrai­ment remué avec Blan­kets, manteau de neige.

Dans le sculp­teur, Scott McCloud revi­site le pacte faus­tien avec un sculp­teur new-yorkais, David Smith, non sans talent mais sans succès. Il passe alors un pacte qui lui permet de mode­ler n’im­porte quel maté­riau de ses mains nues contre une échéance : il mourra au bout de 200 jours.

David est torturé, paumé et même son nouveau talent ne l’aide pas… jusqu’à ce qu’il retrouve Meg, une artiste rencon­trée quelques heures à peine après avoir passé son marché.

Au-delà de l’his­toire que je ne vous dévoi­le­rai pas plus1, le dessin en noir, blanc et nuances de bleu est magni­fique et la narra­tion nous emporte. Il est dur, très dur de lâcher ce pavé2, même après l’avoir fini. Il fait partie de ces quelques ouvrages qui vous laissent une sensa­tion au fond du cœur après l’avoir refermé.

À lire. Vrai­ment.


  1. ça serait dommage d’en dire plus 

  2. près de 500 pages quand même 

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