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Le sculp­teur

Couverture de la BD « Le sculpteur »

Couver­ture de la BD « Le sculp­teur »

Scott McCloud est un auteur de bande dessi­née qui m’est cher. Pas pour ses BDs, non, mais pour son essai sur la BD, L’art invi­sible où il explique l’objet analysé grâce à celui-ci. C’est une BD sur la BD. Jamais pédant, l’au­teur se met en scène pour nous entraî­ner derrière les case, pour nous apprendre pourquoi nous aimons autant la BD, ce qui en fait un médium si parti­cu­lier.

Bref, quand j’ai vu qu’un nouvel ouvrage de Scott McCloud était sorti, j’ai hésité. Parce qu’il restait pour moi celui qui m’a fait comprendre l’in­fi­nie richesse qui se cache derrière les coups de crayons. Voir ce qu’il en faisait n’al­lait-il pas me déce­voir ? Comment sortir quelque chose d’aussi brillant que l’art invi­sible ?

J’ai eu l’oc­ca­sion de lire quelques pages du sculp­teur chez une personne qui m’a héber­gée à Bruxelles.

Quelques pages ont suffit à conqué­rir mon cœur.

Le dessin est à mille lieues de l’art invi­sible et m’a fait terri­ble­ment penser au trait d’un autre auteur améri­cain, Craig Thomp­son, qui m’a vrai­ment remué avec Blan­kets, manteau de neige.

Dans le sculp­teur, Scott McCloud revi­site le pacte faus­tien avec un sculp­teur new-yorkais, David Smith, non sans talent mais sans succès. Il passe alors un pacte qui lui permet de mode­ler n’im­porte quel maté­riau de ses mains nues contre une échéance : il mourra au bout de 200 jours.

David est torturé, paumé et même son nouveau talent ne l’aide pas… jusqu’à ce qu’il retrouve Meg, une artiste rencon­trée quelques heures à peine après avoir passé son marché.

Au-delà de l’his­toire que je ne vous dévoi­le­rai pas plus1, le dessin en noir, blanc et nuances de bleu est magni­fique et la narra­tion nous emporte. Il est dur, très dur de lâcher ce pavé2, même après l’avoir fini. Il fait partie de ces quelques ouvrages qui vous laissent une sensa­tion au fond du cœur après l’avoir refermé.

À lire. Vrai­ment.


  1. ça serait dommage d’en dire plus 

  2. près de 500 pages quand même 

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Tentez l’ex­pé­rience Radius !

Quelques jours après les effroyables atten­tats du 11 septembre 2001, une mysté­rieuse boîte est envoyée à des desti­na­taires épar­pillés dans le monde entier et sans rela­tion appa­rente.

En l’ou­vrant, ces derniers découvrent qu’ils sont désor­mais nantis d’un puis­sant pouvoir : le Radius. Ils peuvent ainsi tordre la réalité à leur conve­nance, dans un péri­mètre défini.

Mais il y a autre chose dans la boîte : une liste, sur laquelle sont écrits les noms de tous les posses­seurs du pouvoir… En dépit de leurs recherches, impos­sible de mettre la main sur le dernier : c’est comme s’il n’avait jamais existé.

Treize années s’écoulent. Mais alors que les tordeurs de réalité sont enfin parve­nus à maîtri­ser leur pouvoir, d’étranges phéno­mènes natu­rels commencent à semer la panique sur la planète.

Et si le dernier desti­na­taire s’était fina­le­ment réveillé ?

Allé­chant, non ? Il s’agit du synop­sis de Radius, un livre web des éditions Walrus. Depuis que j’ai une liseuse, je suis atten­ti­ve­ment les paru­tions de cet éditeur. C’est toujours déjanté, les histoires de genre le renou­velle (le genre) ou simple­ment, déchirent en y allant à fond !

Mais alors, qu’est-ce que c’est qu’un livre web ? Tout simple­ment un livre publié sur le web. Mais tout comme les ebooks de Walrus, celui-ci est parti­cu­liè­re­ment bien fichu. Une mise en page propre et sans fiori­tures, pour un bon confort de lecture et la possi­bi­lité de reprendre sa lecture où on en était quand on a fermé son navi­ga­teur.

Et c’est tout ? Bah non. Quand le livre sera terminé, les ache­teurs pour­ront le récu­pé­rer en ebook. Bah oui, un site web, c’est cool, mais on aime bien avoir un fichier qu’on pourra garder au chaud sur un disque dur.

Bon, et pourquoi j’achè­te­rai ? Pour plusieurs raisons : d’abord, parce que l’his­toire est cool. Deuxiè­me­ment, parce que l’his­toire de chaque person­nage de la liste est écrite par un auteur diffé­rent. C’est un livre à person­na­li­tés multiples ! Ça se ressent bien, et c’est une expé­rience bien agréable. Et troi­siè­me­ment, parce l’his­toire s’écrit sous nos yeux : les chapitres ne sont pas encore tous écrits et seront dévoi­lés au fur et à mesure des semaines de 2015. Même les auteurs ne savent pas ce qu’ils écri­ront ! Ils sont soumis au bon vouloir de Neil Jomunsi, qui est un peu leur maître de jeu (je le soupçonne de bien aimer jouer au démiurge).

Les person­nages, dont pas mal sont assez frâlés du cerve­let, nous emmènent dans une saga où les histoires de chacun se croisent et s’en­tre­croisent. Il est impos­sible de devi­ner ce qui va se passer 3 chapitres plus loin, et ça change. Bien évidem­ment pour le meilleur :D

Et si on préfère suivre un ou deux person­nages seule­ment, ce n’est pas un problème : Walrus a tout prévu :-)

Ok. Ça coûte combien ? 15€ jusqu’au 30 janvier, 25€ après. Quand on conver­tit en chopes de bières, ça revient moins cher qu’une soirée, mais ça dure plus long­temps et ça ne fait pas mal au crâne le lende­main. Pour ache­ter, c’est et pour tester, c’est ici. Pas de surprise, pas d’abon­ne­ment : on paye une fois, et on a tout (au fur et à mesure, bien sûr) !

Et si vous voulez voir un peu ce qu’é­dite Walrus avant de vous déci­der, ils ont pleins d’ebooks pas cher, voire gratuits sur Imma­te­riel.fr

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