#WeMa­keSei­tan

J’es­saye de manger moins de viande.

Pour une raison fort simple : l’éco­lo­gie. Le bétail consomme de l’eau, pète des gaz à effet de serre, néces­site géné­ra­le­ment la culture de céréales et autre four­rage, etc (voir par là). Tout ça pour un rende­ment éner­gé­tique (pour l’homme) moindre que si on mangeait direc­te­ment l’équi­valent de la nour­ri­ture des bêtes.

Bref, c’pas top. Et puis entre les salo­pe­ries chimiques qu’on balance sur les champs et les gavages aux médi­ca­ments des bestiaux, ben c’est pas trop la fête.

Manger unique­ment des végé­taux, ça enlève déjà la dose d’an­ti­bio­tiques qu’on ingère via la viande.

Reste les pesti­cides et autres cochon­ne­ries sur les végé­taux. Bon, là faut manger bio, et encore : « la plupart des fermes biolo­giques évitent en grande partie les pesti­cides de synthèse » (source : Wiki­pé­dia).

Même si on n’évite pas toutes les salo­pe­ries possibles en cessant de manger de la viande, réduire leur nombre dans notre alimen­ta­tion ne peut être que béné­fique, non ?

Bon. Du coup, j’es­saye de manger le moins de viande possible. Je n’em­bête cepen­dant pas mes amis et ma famille quand je vais manger chez eux, et j’adore toujours autant la viande, mais chez moi, j’évite.

Ce n’est parfois pas facile, tant je suis habi­tué à ma pièce de viande dans l’as­siette. Le plus simple est donc de trou­ver un substi­tut.

Du coup j’ai d’abord pensé au tofu. On en trouve main­te­nant même dans les super­mar­chés. Résul­tat mitigé. Soit je suis infoutu de le prépa­rer comme il faut, soit c’est vrai­ment fade avec une texture bizar­roïde.

Et puis au détour d’une conver­sa­tion avec Bram, j’ai (re)décou­vert l’exis­tence du seitan (redé­cou­vert parce que j’en avait déjà entendu parler il y a long­temps) et surtout décou­vert à quel point c’est simple d’en faire et adap­table à ses envies : du gluten, tu mélanges avec ce que tu veux et du liquide (géné­ra­le­ment du bouillon de légumes). Pouf, voilà.

En plus, géné­ra­le­ment, le gluten qu’on trouve est bio, donc c’est tout bénéf.

Ma recette (mais y en a plein d’autres sur les Inter­netz)

(les doses sont à la louche, je suis plutôt instinc­tif quand je fais à manger)

  • du gluten (moi j’ai trouvé celui-ci chez BioCoop)
  • une boîte de hari­cots rouges en conserve (poids total 400g, poids égoutté 250g)
  • de l’huile d’olive
  • du jus de citron
  • de la sauce Worces­ter­shire
  • du cumin
  • du sel

Pour la suite, on aura besoin d’un bouillon de légumes, on verra ça après.

  • Réchauf­fer les hari­cots rouges avec le jus dans une casse­role
  • Verser les hari­cots rouge avec le jus dans un sala­dier
  • Écra­ser les hari­cots avec une four­chette (ou ce que vous voulez, j’ai pris ce que j’avais chez moi, le presse-purée ou le mixer seront sans doute plus effi­caces)
  • Mettre deux gros schlouks d’huile d’olive
  • Deux gros schlouks de jus de citron aussi
  • Mettre une bonne dose de sauce Worces­ter­shire
  • Bien mélan­ger
  • Goûter pour voir si on sent bien la sauce Worces­ter­shire, en rajou­ter au besoin
  • Balan­cer du cumin et du sel selon ses goûts (ne pas hési­ter à regoû­ter)
  • Re-bien mélan­ger
  • Mettre du gluten en remuant bien. Quand il n’est plus possible de remuer avec la four­chette, pétrir le tout comme de la pâte à pain
  • Le mélange final doit avoir une consis­tance un peu comme de la pâte à mode­ler, le modèle qui rebon­dit un peu

Ensuite, il faut faire des boules avec votre pâte, genre de la taille d’un poing. Cela fera une portion pour une ou deux personnes.

seitan

C’est là qu’on en vient au bouillon de légumes évoqué plus tôt. On va faire cuire les boules de seitan dans ce bouillon de légumes pendant ± 45 minutes. Il est possible que votre boule se délite un peu dans le bouillon, mais ce n’est pas grave : on conser­vera le bouillon qui reste au congé­la­teur pour la prochaine four­née de seitan :-)

Une fois les boules cuites, on les égoutte, et on les congèle pour quand on voudra les utili­ser (ou pas, si vous souhai­ter les manger rapi­de­ment (je dirais quelques jours, mais disons le lende­main au plus tard pour plus de sûreté)).

Comment servir son seitan ?

Person­nel­le­ment, je découpe mes boules en tranches pas trop épaisses et je les fais reve­nir à la poêle avec de l’huile d’olive. D’autres personnes l’uti­lisent comme n’im­porte quelle pièce de viande : en bœuf bour­gui­gnon, dans une soupe, etc.

Moi je mange les tranches en accom­pa­gne­ment, comme de la viande, ou alors je m’en fais un sand­wich (j’adore :D).

Bref, le seitan, c’est bon, c’est facile à faire, vous en faites au goût que vous aimez et ça remplace quand même bien la viande. Pour ce qui est du prix, 500g de gluten de blé revienne à plus ou moins 6€, ce qui n’est pas très cher, sachant que je fais envi­ron 9 boules de seitan avec (donc 9 repas), soit ± 66 centimes de gluten pour une boule. Compa­rez au prix de la viande ! (alors oui, je rajoute une boîte de hari­cots, mais on n’est pas obligé hein !)

Ce chat mange un sandwich vegan :P

Ce chat mange un sand­wich vegan :-)

Crédit de la photo du chat vegan : Ariel Ophe­lia, CC-BY-NC-ND

EDIT on me souffle dans l’oreillette une recette libre de seitan : http://www.cuisine-libre.fr/seitan?lang=fr

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4 réflexions au sujet de « #WeMa­keSei­tan »

    1. Damned ! Bon, bah y a qu’à virer la sauce Worcestershire. C’est pas grave, l’avantage du Seitan, c’est d’y mettre ce qu’on veut

      Ceci dit, j’en ai refait récemment sans Worcestershire, avec des haricots Mungo cette fois. Et là c’est végé, na !

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