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Lance­ment de mes pages Tipeee et Libe­ra­pay

Libre ne veut pas dire gratuit. Et oui, les déve­lop­peurs de logi­ciels libres doivent manger aussi.

Le problème est que cet état de fait n’est pas toujours dans les têtes de tout le monde, parti­cu­liers comme entre­prises. Des exemples ?

Heureu­se­ment, certaines orga­ni­sa­tions comme Frama­soft (dont je suis sala­rié), à force de péda­go­gie, de répé­ti­tion et de campagnes de dons, arrivent à faire passer le message (certes, Frama­soft ne produit pas (enfin si, mais très peu) de logi­ciel, mais four­nit un énorme effort pour faire connaître le logi­ciel libre au grand public et contri­bue au logi­ciel libre par des traduc­tions, des tuto­riels, des patchs, des rapports de bugs, etc).

Mais qu’en est-il pour les déve­lop­peurs isolés ? Ceux qui n’ont pas le temps de faire leur promo ? Géné­ra­le­ment, on a droit à un pauvre petit bouton paypal sur le site du logi­ciel ou leur site person­nel. C’est déjà ça, mais ça limite le soutien à ceux qui ont un compte paypal (oui, je sais, on peut aussi payer par carte bancaire, mais je sais d’ex­pé­rience qu’il faut que la personne qui met le bouton confi­gure sa page paypal pour ça et que paypal ne s’amuse pas à chan­ger ses confi­gu­ra­tions sans rien dire) et à un don ponc­tuel. Et la sauce de Flattr n’a malheu­reu­se­ment pas pris.

Heureu­se­ment, il y a main­te­nant de nouvelles façons de soute­nir les personnes que l’on souhaite aider : Tipeee, Libe­ra­pay, Patreon et autres plate­formes de dons.

Ces plate­formes ont l’avan­tage de permettre les dons récur­rents et de four­nir une page person­na­li­sée pour le créa­teur, lui permet­tant d’ex­pliquer ce qu’il fait, pourquoi il propose de le soute­nir, et même pour certaines d’entre elles de propo­ser des contre­par­ties.

« Oui mais on peut déjà faire une page sur son site ». Oui mais c’est beau­coup plus simple de créer la page sur ces outils et surtout, cette page est la même que celle où l’on peut donner, détail d’im­por­tance.

Bref, tout ça pour dire que je lance mes pages Tipeee (pour l’as­pect plate­forme connue) et Libe­ra­pay (pour être sur une plate­forme libre, on ne se refait pas :D ).

À ma connais­sance, il n’y a pas de déve­lop­peur de logi­ciel libre sur ce genre de plate­forme (Tipeee, tout du moins), je teste­rai donc :-)
Il faut bien tester les diffé­rentes pistes à notre dispo­si­tion en atten­dant le revenu de base ou le salaire à vie.

Soyons clair : je ne cherche pas à gagner suffi­sam­ment de sous pour vivre de mes logi­ciels (bossant pour Frama­soft, je gagne déjà ma vie grâce au logi­ciel libre). Par contre, je permets à ceux qui le souhaitent de me remer­cier en me donnant de quoi me payer une bière de temps en temps, tout en rece­vant une contre­par­tie. Car oui, je propose des contre­par­ties :-) Vous pouvez voir lesquelles sur https://www.tipeee.com/fiat-tux (et quelles sont mes réali­sa­tions dans le domaine du logi­ciel libre sur https://luc.frama.io/, en cliquant sur Réali­sa­tions).

Et histoire de donner le bon exemple, sachez que je soutiens :

  • Neil Jomunsi, écri­vain libre
  • JcFrog, musi­cien/chan­teur/inter­prète paro­dique libre
  • Gee, dessi­na­teur libre
  • ZeMar­mot, film d’ani­ma­tion libre

N’hé­si­tez pas à les soute­nir, ainsi que Frama­soft, la Quadra­ture du Net et l’April :-)

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Le logo de Lufi

Un nouveau logi­ciel libre : Lufi

Genèse

Après Lutim, qui permet d’hé­ber­ger des images, je me suis dit « Pourquoi me limi­ter aux images ? ». Et puis, ça m’em­bê­tait de chif­frer les images côté serveur. Bien sûr, pour pouvoir utili­ser les images dans des balises <img>, il fallait que le chif­fre­ment et le déchif­fre­ment se fasse côté serveur. Mais pour des fichiers, ça ne sert à rien.

J’ai donc pris exemple sur Zero­bin, qui chiffre le texte côté client, en utili­sant la biblio­thèque Stan­ford Javas­cript Crypto et qui met la clé dans une ancre dans l’URL.

Avec ça, j’ai repris le mode de fonc­tion­ne­ment de Lutim (qui lui-même est forte­ment pompé sur mon logi­ciel Lstu), j’ai saupou­dré de Boots­trap et de WebSo­cket et ça a donné Lufi !

Le logo de Lufi

Let’s Upload that FIle

Du temps, de la sueur, des larmes, un bon éditeur de texte, le meilleur frame­work web du monde et voilà Lufi !

Le prin­cipe est simple :

  • on dépose des fichiers dans la zone dédiée à cet effet ;
  • le javas­cript génère une clé de chif­fre­ment (diffé­rente pour chaque fichier) ;
  • le fichier est découpé en morceaux ;
  • chaque morceau est chif­fré et envoyé via WebSo­cket au serveur ;
  • vous récu­pé­rez deux liens : un lien de télé­char­ge­ment et un lien de suppres­sion.

Les bonus :

  • les infor­ma­tions sur les fichiers envoyés sont stockées en localS­to­rage sur le navi­ga­teur et une inter­face permet de visua­li­ser ces infor­ma­tions ;
  • on peut deman­der à ce que le fichier soit supprimé dès le premier télé­char­ge­ment ;
  • on peut défi­nir un délai d’ex­pi­ra­tion après lequel le fichier est supprimé.

Pour les admins/déve­lop­peurs :

  • les instruc­tions d’ins­tal­la­tion sont sur le wiki ;
  • on peut défi­nir des paliers de tailles, forçant le délai de suppres­sion. Exemple : les fichiers de moins de 10Mio pour­ront rester 60 jours, ceux entre 10Mio et 50Mio, 30 jours et au-delà de 50Mio, 2 jours. Cela permet de limi­ter l’uti­li­sa­tion de l’es­pace disque ;
  • le code est sous licence AGPL v3 et le code est sur le Gitlab de Frama­soft avec un miroir sur Github ;
  • c’est codé en Perl avec le frame­work Mojo­li­cious, la biblio­thèque Stan­ford Javas­cript Crypto, du Twit­ter boots­trap pour le CSS, des icônes piochées sur Fontello et la biblio­thèque Moment.js. Tout le javas­cript est écrit en Vanilla Javas­cript.

Pour le logo :

  • phoné­tique­ment parlant, en français, Lufi sonne comme Luffy, le person­nage prin­ci­pal du manga One Piece. Luffy est surnommé « Chapeau de paille », et comme Lutim avait déjà un chapeau pour logo… Un coup d’inks­cape, et hop ! (Lstu a d’ailleurs récem­ment gagné un chapeau comme logo)

Frama­drop

Lufi sera le logi­ciel utilisé par Frama­soft pour propo­ser le service Frama­drop1 dans le cadre de l’opé­ra­tion Dégoo­gli­sons Inter­net.

Par ailleurs, la saison 2 de la campagne de Dégoo­gli­sa­tion a commencé aujourd’­hui : n’hé­si­tez pas à soute­nir Frama­soft pour qu’on puisse conti­nuer !

Bon alors, c’est où qu’on clique ?

Contrai­re­ment à Lutim, je ne propo­se­rais pas d’ins­tance offi­cielle, juste une instance de test : https://demo.lufi.io (héber­gée par Frama­soft, comme Erco, merci à eux :D).

En effet, il risque d’y avoir besoin de pas mal d’es­pace disque pour opérer un service comme celui-ci. Je ne peux pas me permettre finan­ciè­re­ment de prendre un serveur pour ça, ni deman­der à Frama­soft de me prêter une VM pour ça, alors qu’on propo­sera Frama­drop à la fin de la semaine.

Nota Bene

Alors, non, c’est pas parce que Frama­soft voulait sortir un tel service que j’ai codé Lufi, c’est plutôt parce que je voulais coder Lufi que Frama­soft propose Frama­drop. Frama­soft ne fait toujours pas de code (excepté Frama­date). J’ai codé Lufi en dehors de Frama­soft bien que j’en sois membre.

Lufi est encore jeune, donc si vous repé­rez des problèmes, n’hé­si­tez pas à ouvrir un ticket !

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